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EPOQUE 3: Faut-il raser la ZUP? (1995 - 2015)

Pauvre et étranger : la double peine

En cette période de crise qui se prolonge et s’aggrave, il est normal que les logements sociaux de Pissevin soient réservés en priorité aux familles à faibles ressources, aux personnes sans emploi.

Etant donné que les personnes d’origine étrangères sont surreprésentées parmi les populations frappées par le chômage et la précarité, l’équation de Pissevin devient très simple à comprendre : les handicaps liés à la pauvreté s’y cumulent avec les discriminations liées à l’origine.

Pour espérer contrer la ghettoïsation de Pissevin, il faudrait donc prendre en compte les deux facteurs et agir sur les deux causes simultanément. Hors, dans la dérive des quartiers, la gauche veut voir avant tout un problème socio-économique, lié à la pauvreté, alors que, pour la droite, tout serait dû à la mauvaise intégration des populations d’origine étrangère.

Faute d’appréhender le problème dans sa globalité et sa complexité, ses dimensions tout à la fois politiques, sociales, économiques, culturelles et historiques, faute de prendre en compte l’urgence à le regarder en face, les deux bords se renvoient la balle depuis plusieurs décennies, multipliant les effets d’annonce pendant que des territoires entiers s’éloignent du reste de la France.

A Pissevin, tout est désormais deux fois pire : le chômage, les familles monoparentales, le taux de redoublement, les foyers qui dépendent à 100% des aides sociales… Suite aux attentats de janvier 2015, le premier ministre Manuel Valls a osé parler de situation d’apartheid à propos des quartiers en difficulté. Le mot est fort mais pas juste puisqu’en France la mise à l’écart d’une partie de la population ne résulte pas d’une volonté politique mais d’un demi-siècle d’indifférence.

 

 

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