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Un espoir était né en 2012 avec un projet de loi qui devait révolutionner les processus de décision dans les quartiers : on y parlait de cogestion, d’empowerment à la française. Mais en trois ans, le ministère a changé trois fois de patron, comme si la Ville était un tremplin vers de plus hautes fonctions.

De retards en reculades, face à la détérioration rapide des réalités, beaucoup se demandent de quelle maigre souris va accoucher cette montagne de textes.

2015 a quand même vu arriver une bonne nouvelle : Pissevin va enfin bénéficier des moyens de l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine. Mais, avec un quart de siècle de recul, on voit bien que les opérations de ce type déplacent les problèmes plus souvent qu’elles ne les règlent. A Pissevin, il ne s’agit plus seulement de reconstruire des habitations dignes de ce nom, mais aussi leurs habitants, accablés par les difficultés.

Les illusions se sont envolées : l’Etat n’aura pas les moyens d’un plan Marshall pour les banlieues. La mixité sociale et d’origine ne reviendra pas à Pissevin, ni la bonne entente et la solidarité des débuts, le plein emploi non plus. Les inégalités sociales et la pression migratoire ont bien peu de chances de reculer.

En attendant que les « grands projets » qu’on leur promet se concrétisent, les habitants du quartier ne peuvent compter que sur eux-mêmes. De gré ou de force, ils doivent parvenir à se parler et à s’entendre, à agir ensemble puisqu’ils sont condamnés à vivre ensemble. Ils peuvent compter sur ceux, parmi les acteurs locaux et dans l’administration, qui refusent de baisser les bras. Quant aux associations, elles restent plus que jamais en première ligne.

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