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EPOQUE 3: Faut-il raser la ZUP? (1995 - 2015)

Pissevin est désormais un quartier à part. Ne dit-on pas « aller à Nîmes » ? Le manque de transports publics, leur inadaptation, constituent pour les habitants un symbole de leur relégation. S’y ajoutent le manque récurrent d’entretien, le départ des services, le peu de visibilité de la police.

Entre frustration exacerbée et manque réel d’attention de la part des « autorités », la population de Pissevin se sent trahie et abandonnée. Le divorce est consommé entre la ville et son quartier, entre le territoire et l’Etat.

Avec son image repoussoir amplement relayée par les médias, Pissevin est devenu un lieu de passage d’où il faudrait « sortir pour s’en sortir ». Parmi les propriétaires, tous ceux qui ont pu fuir le quartier l’ont fait, les autres étant contraints d’y rester par impossibilité de récupérer au moins leur mise de fond. Peuplé de locataires qui n’ont pas eu d’autre choix et de copropriétaires vieillissants submergés par les charges, le quartier a en effet perdu toute valeur sur le marché de l’immobilier.

Une aubaine pour les spéculateurs qui parient sur l’avenir et achètent des appartements et des parkings à tour de bras. Si le projet de Grand-Ouest nîmois voit le jour, ils auront fait une excellente affaire. Il ne faut pas oublier – humour noir oblige – que la ZUP est toujours classée en zone résidentielle, avec des taxes à la hauteur de cet honneur ! En attendant, les spéculateurs rentabilisent leur investissement sur le dos de l’Etat en logeant des familles nombreuses pauvres bénéficiaires de l’APL.

 

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